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Olivier ANDRAU - le blog

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Blog politique. Expression d'un élu de Gauche de La Seyne-sur-mer, Var, République Française.

Contrat local de santé, qu’es-aquò ?

Contrat local de santé, qu’es-aquò ?

Ce mardi a eu lieu le premier comité de pilotage du contrat local de santé (CLS). Sous ces termes un peu « ronflants », il s’agissait de réunir pour la première fois, dans un cadre contractualisé, les différents acteurs de la santé sur le territoire de la commune : l’État, la Région, l’hôpital de Toulon-La-Seyne (CHITS), des praticiens libéraux et hospitaliers, l’agence régionale de la santé (ARS), les services de la ville, des associations d’usagers…

Pourquoi ? Parce que La Seyne-sur-Mer est dans une situation assez singulière. En effet la ville, dans sa globalité, dispose d’une offre de soins qui semble correcte : ici, point de désert médical comme dans certains territoires ruraux du Haut-Var. Mais ici, des inégalités sont criantes. Une majorité de professionnels de santé exerce son activité dans des centres de santé situés à la périphérie de la ville, en zone franche urbaine. L’hôpital de La Seyne propose de nombreuses consultations, généralistes et spécialisées, mais un trop grand nombre d’usagers l’ignorent encore. Et les indicateurs des observatoires de l’État et de la Région montrent des taux élevés de surmortalité liés à certaines pathologies très spécifiques (maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires et cancers, obésité et diabète notamment).

Alors que peut faire la ville face à ces problèmes ? Par le passé, La Seyne disposait d’un centre médico-social, héritage de l’époque des chantiers. Mais avec le temps cet outil, devenant obsolète par rapport aux standards requis par l’exercice d’une activité médicale de plus en plus exigeante, a fermé. Aujourd’hui le rôle d’une commune n’est plus de faire ; car les compétences d’une ville sont redéfinies et la santé relève des compétences d’autres acteurs publics. Mais une ville peut et doit coordonner, accompagner les professionnels de santé et leur simplifier autant que possible l’exercice de leur activité qui répond aux besoins fondamentaux de la population. C’est pourquoi il faut se féliciter que cette année des opérateurs privés comme la clinique du Cap d’Or aient ouvert un centre d’imagerie médicale de dernière génération, Cap-Feminae, dédié aux femmes et doté d’un IRM, le premier sur la commune.

Bien sûr on peut regretter que ce ne soit pas l’hôpital public qui ait été porteur de cette avancée. D’ailleurs sa direction semble peu intéressée pour le moment à participer au projet de CLS. Son absence lors de ce premier comité de pilotage est regrettable. Je ne doute pas qu’il sera mieux représenté lors de notre prochaine réunion et dans les commissions de travail. Il est vrai que la direction de l’hôpital de Toulon-La-Seyne a fort à faire en ce moment. Comme le souligne le récent rapport de la cour régionale des comptes, notre hôpital est en difficulté budgétaire et est peu à même de se développer pour les années à venir. Alors ne soyons pas dogmatiques, soutenons ceux qui font, public comme privé.

C’est l’esprit du contrat local de santé. Ce dernier permet à tous les acteurs de se parler, de mettre en commun et de faire. J’en veux pour preuve le projet de maison de santé à venir qui est en train de se concrétiser, avec l’appui de la ville et avec la volonté des professionnels de santé. Ce sont eux qui sont le plus à même de construire un projet de santé pour cet outil qui vise à améliorer l’offre d’accès aux soins. Charge à la commune de les accompagner pour que les initiales de La Seyne continuent de rimer avec les initiales de la santé.

Document en ligne : CLS de La-Seyne-sur-Mer.

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